La motte féodale de Vaux

Motte de Vaux

Motte castrale du Haut Maine 

 

Au IXe siècle les rois Carolingiens mal organisés n’ont pas résisté aux invasions normandes.

De la fin du Xe au XIe siècle des châteaux de terre et de bois sont construits dans le Maine le long des voies de communication. Ils servent à défendre le territoire de petits seigneurs locaux.

Le site de Vaux occupe une surface de 6000 m² environ, il est édifié en plaine suivant le modèle Franc. Il était constitué d’une motte artificielle conique de 10 m de hauteur sur une base de 30 m de diamètre. Sur cette butte était dressé un donjon carré en bois qui servait de défense principale.

Du haut de cette construction, les guetteurs surveillaient la voie Le Mans-Tours.

Une terrasse secondaire appelée « basse-cour » avait la forme d’une ellipse de 80 sur 50 mètres environ.

Elle dominait le terrain extérieur de 1,50 m et recevait les dépendances :Le logement de la garnison, les écuries, la cuisine, la chapelle etc. 

L’ensemble était protégé par une enceinte palissadée, entourée d’un fossé en eau de 7 à 8 m de largeur.

Lors de conflits, gens et fermiers des alentours venaient s’y refugier.

En 1078 une trêve y est signée entre Guillaume le Conquérant, roi d’Angleterre et Foulques le Rechin comte d’Anjou.

En juillet 1099 la guerre reprend, Hélie de la Flèche qui pratiquait la politique de la terre brûlée incendia le château de Vaux en fuyant devant les troupes anglaises de Guillaume le Roux roi d’Angleterre, duc de Normandie.

Robert de Montfort qui commandait les anglais stationnés sur la commune du Mans, au lieu dit le Camp se porta en avant avec 500 cavaliers pour éteindre l’incendie.

Pendant ce temps Hélie de la Flèche s’était réfugié avec ses troupes en Château du Loir (en 1090 il avait épousé Mathilde, fille de Gervais seigneur de Château du Loir).

Une plaque en marbre de 96,5 sur 67,5 cm dans l’ancienne ferme de la Claie ou Clée rappelle l’histoire de l’incendie du fort de Vaux.

Quelques noms des propriétaires de la châtellenie de Vaux entre 1367 et 1843 :

Les familles Chamaillard, Turpin, Becquet, Maridort, Fresneau, Thévalle, Maillé, le Cardinal de Richelieu, d’Averton, Rochechouard, Mesgrigny, Bleikard, Frotier, Crux, Rottier de Madrelle et son épouse Louise de Maridort.

La châtellenie de Vaux fut possédée du XIVe au XVIIe siècle par la famille des Maridort éteinte en 1805 par le décès de Louise de Maridort.

Le 31 mars 1399, Jacques 1er de Maridort rendit aveu à Louis II pour sa châtelenie de Vaux. Elle comprenait la motte de Vaux, les terres de la claie, le moulin de Vaux, les landes de Ponthibault et d’Antenaise, le four à ban (four à pain), les métairies de la Rembourgère, de la Claie et de l’Antonnière.

En 1675 Louis Jacques de Mesgrigny importa dans le Belinois les 1ers pins du Bordelais.

Lors de fouilles en 1930, ils ne trouvèrent que du bois carbonisé, preuve que le donjon était essentiellement en bois. (tiré du livre de Henry Roquet)

Anecdote : Les Anglais qui avaient caché un trésor auprès du château avant de s’enfuir, revinrent quelque temps après pour le récupérer, mais en vain ! Bizarrement entre temps un pauvre fermier de la contrée acheta beaucoup de terres ; avait-il trouvé le trésor ?

 

 Document fait par l’association du Patrimoine J.C. Le Bras, Rougeon G.