Blason de Moncé

Histoire du blason

Lorsque notre équipe a été élue en 1989, Monsieur Michel FRESLON (maire) a souhaité la création d’un blason, il m’a demandé de le réaliser (étant adjointe à la culture).

J’ai fait la connaissance de  Monsieur Pierre GUIET, qui résidait à la Beaussonnière.

Nous avons beaucoup échangé, il m’a fait visiter le château et m’a prêté un livre sur les origines de Moncé en Belin ; ce qui m’a permis de choisir les éléments qui m’ont semblé intéressants à l’époque. Mais fallait-il encore réaliser ce blason qui est de l’art héraldique contrairement à un logo.

J’ai rencontré Monsieur Daniel BONHOMMET, tailleur de pierre (qui a d’ailleurs sculpté la première pierre du Val’Rhonne posée à droite dans le hall d’entrée). Il dirigeait l’entreprise LEFEVRE qui restaure entre-autres les monuments historiques.

Il m’a confié ses livres d’art héraldique, et c’est donc à partir de ceux-ci que je me suis initiée à cet art.

J’ai repris une partie des armoiries du château de la Beaussonnière (les casques et les trois aigles) afin de remercier Monsieur GUIET.

Puis sur fond de sable, j’ai dessiné les trois éléments qui caractérisent Moncé en Belin, à savoir :

  • La pomme de pin
  • La clé de sol
  • Le pont.

Ce blason a donc été adopté lors du Conseil Municipal du 24 mai 1991.

                                                                                                                      Micheline SERGENT

Les trois casques d'argent sur fond d'azur et les trois aigles de sable sur fond d'or
Les trois casques d'argent sur fond d'azur et les trois aigles de sable sur fond d'or représentent une partie des armoiries de François de GUITON, originaire du Mans, qui acheta le château de la Baussonnière en 1661 à la famille de ce nom qui le possédait depuis 1368. François de GUITON, écuyer, sieur des Marais, lieutenant pour le roi à Landrecies ; était le premier capitaine et major du régiment de cavalerie du Marquis de ROUVRAY lorsque LOUIS XIV l'anoblit en février 1655 pour le récompenser de ses bons et loyaux services dans ses armées depuis trente-trois ans. Il mourut à la Baussonnière le 7 février 1672.
La pomme de pin
La pomme de pin symbolise le Bélinois. Les bois de pins ont fait leur apparition dans le Bélinois dans la dernière moitié du 16ème siècle. Presque toutes ces plantations furent détruites par le gel durant l'hiver de 1709. De nouveaux semis furent entrepris de 1710 à 1711. Dès 1764, on commença à défricher la butte du Vieux Mans et du Mont Noyé au sol pierreux recouvert de bruyères, pour y planter des pins. Une nouvelle fois, la plupart des pins périrent pendant l'hiver de 1789. Sans se décourager, on continua de replanter.
La clé de sol
La clé de sol rappelle qu'un célèbre musicien est né à Moncé en Belin le 3 février 1648, Louis BOUTEILLER. Il entra à la psallette de la cathédrale du Mans. Le 22 novembre 1666, il fut proclamé lauréat d'un concours musical. Quelques années plus tard, il devint maître de chapelle de la psallette de la cathédrale, fonction qu'il conserva jusqu'à sa mort puisqu'il refusa toutes les propositions, notamment une place de maître de la musique du roi. Il mourut au Mans le 7 février 1725. Il a aujourd'hui son nom dans le dictionnaire des musiciens.
Le pont
Le pont : l'origine du nom de Ponthibault remonte à 1278 et s'appelait alors Ponte Théba!di, c'était donc un pont de pierres sur le Rhonne (Rhodanus), ce passage était très fréquenté par les marchands de bœufs et de moutons du Poitou et de l'Anjou qui y faisaient séjourner leurs troupeaux à destination de la Normandie ou de Paris. Il fallait s'acquitter d'un droit "La Billette" pour passer ce pont.

Un blason doit aussi se réaliser sans couleur ou en sculpture :

  • L’azur est représenté par des traits horizontaux,
  • L’argent reste blanc sans aucun trait,
  • L’or est marqué de points qui sont à égales distances les uns des autres, en diagonales,
  • Le sable est fait de traits croisés,
  • , il est toutefois utilisé pour un végétal qui a sa propre couleur, on dit alors qu’il est au naturel.

Description héraldique

D’azur à trois timbres ou casques d’argent deux et un, au chef d’or chargé de trois aigles de sable, membrés et becqués de même ; abaissé de sable, à une pomme de pin versée au naturel, une clé de sol et un pont maçonné d’argent deux et un en pointe.

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