La Croix Hosannière ou Buisée

La Croix Hosannière ou Buisée à été érigée  en 1977 dans la partie nouvelle du cimetière, elle a remplacé l'ancienne qui trônait dans le vieux cimetière.

De même que les lanternes des morts, les croix hosannières sont des édicules funéraires qui leur sont contemporains puisqu'on connaît leur existence depuis l'an 1000 environ. 


Il existe trois types de croix hosannières : 


      - La croix classique et monumentale, d'une hauteur pouvant aller jusqu'à 10 mètres de haut, posée sur un soubassement constitué d'un gradin circulaire de pierres. Le fut est plein, généralement cylindrique ou composé de colonnettes accolées et le sommet surmonté d'une croix. Bien souvent ce type d'édicule surmontait une ancienne fosse commune ou un ossuaire. Ces croix se retrouvent en abondance dans le Poitou et parfois en Vendée ou dans le Val-de-Loire. 


      - La petite croix simple constituée d'un fut de bien plus petite taille et n'étant posée ni sur un soubassement de gradin circulaire ni sur un ossuaire. Elles sont postérieures au Moyen-Age et se retrouvent principalement dans le département des Deux-Sèvres. 


      - Les petites croix sculptées, aux mêmes caractéristiques que les précédentes mais avec en plus des motifs funéraires sculptés. Principalement observées en Haute-Normandie et en Picardie. 


Le point commun de ces trois types de croix étant leur fut plein et la présence d'une tablette liturgique qui permettait au curé de célébrer un office, soit lors d'un décès soit lors de la fête des morts. 


Le nom d'hosannière semble venir de l'hosanne, buis sacré qui, dans certaines régions (Poitou/Charentes) était déposé sur la croix et faisait partie d'un rituel aujourd'hui oublié. Notons que l'on retrouve aussi ce dépôt de l'hosanne sur d'autres types de croix et dans d'autres régions. 


De même que pour les lanternes des morts, on enterrait toujours les prêtres au pied des croix hosannières. 


La similitude parfois troublante de certaines croix hosannières les a fait un temps qualifier de lanternes des morts.

A Montmorillon (Moussac) dans la Vienne par exemple, la croix hosannière approche tout à fait la physionomie d'une lanterne des morts. 
A Cormery (Indre-et-Loire) fut classé monument historique en 1920 une colonne tronquée comme lanterne des morts, alors qu'il s'agissait manifestement du fut d'une haute croix hosannière.

 

Texte écrit par Francis Cahuzac trouvé par l'Association de conservation du patrimoine