Urbanisation
L’origine de Moncé remonte à l’époque gallo-romaine.
Les terres du Belinois étant fertiles, une colonie romaine y établit son camp et nomma son territoire Monciacum.
Il a été découvert qu’une voie romaine, allant du Mans à Poitiers, traversait Monciacum.
Cette voie correspond aujourd’hui à la route du Lude, construite en 1838.
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Durant des siècles, l’agglomération moncéenne a une structure très simple. Un chemin, long de 800 mètres environ et orienté est/ouest, joint le bourg de MONCE au hameau de PONTHIBAULT (c’est l’actuelle rue Jean Fouassier). A l’extrémité orientale de cette voie principale, se trouvaient l’église St Etienne (12è et 13è siècles) entourée du cimetière primitif et du presbytère du 14è siècle. En 1830, le cimetière a été transféré à l’endroit actuel. L’espace libéré près de l’église devient place publique en 1860.
Commerces, ateliers d’artisans, auberges se sont développés au fil des ans sur la route reliant ARNAGE au LUDE.
La construction de la voie ferrée TOURS-Le MANS (1856 à 1859) a coupé l’agglomération en 2 parties reliées par un pont étroit.
La fin de la seconde guerre mondiale a apporté un renouveau. Le parc immobilier s’est enrichi, mais de manière désordonnée.
Entre 1970 et 1980, un plan d’occupation des sols a été mis en oeuvre permettant un développement plus ordonné de la commune.
Les quartiers d’habitation se sont d’abord développés à l’ouest de la voie ferrée : Lotissements de la Guinardière, Ariane, Petite Janverie.
A la fin du 20è siècle, le bourg s’est agrandi à l’est ; Lotissements de la Greffe du Bourg, Du Verger, des Charmes.
Moncé en Belin était autrefois un petit village rural, c’est désormais une petite ville suburbaine.
Ponthibault
C’était autrefois une voie de passage très fréquentée par les marchands de boeufs et de moutons du Poitou et de l’Anjou, qui se rendaient en Normandie et à Paris. En 1278, le liet était nommé Ponte Théobaldi.
La justice de la seigneurerie de BELIN fut d’abord rendue au château féodal de St Ouen-en-Belin, avant d’être transférée à PONTHIBAULT, où elle s’exerça jusqu’à la révolution. Les fourches patibulaires étaient installées sur la Butte du Vieux-Mans. Un greffier, un bailli, un lieutenant, des sergents, des avocats, des huisssiers et un geôlier y travaillaient. Un bourreau était prévu pour l’exécution des peines.
Au 18ième siècle, le seigneur de BELIN bénéficiait d’un droit de péage près du pont sur le Rhonne de PONTHIBAULT.
Les Maires de MONCE-en BELIN de 1789 à nos jours
1790 - 1791 : Jean FOUASSIER
1791 - 1792 : Julien FOUINEAU
1793 - 1795 : Michel MENON
De 1795 à 1799, il n’y a plus de maire à Moncé-en-Belin. C’est une assemblée cantonale (située à Ecommoy) qui admisnistre le territoire. La commune y est représentée par un agent municipal et un adjoint élu.
1800 - 1807 : François FOURMY
1808 - 1814 : Michel MENON
1817 - 1830 : René-Jean-François PRUD’HOMME de la BOUSSINIERE
1830 - 1855 : René-Jacques GUIET
1855 - 1870 : René-Alfred BELIN de CHANTEMELE
1871 - 1897 : Auguste DAGUET
1897 - 1915 : Louis ROUSSEAU
1915 - 1919 : Suite au décés du maire Louis Rousseau, Etienne DABOUINEAU, adjoint, fait fonction de maire pendant la guerre.
1919 - 1925 : Baptiste PINOT
1925 - 1929 : Louis VILPAIL
1929 - 1932 : Auguste LEMERCIER
1932 - 1937 : Joseph LEVEAU
1937 - 1971 : Pierre GUIET
1971 - 1983 : Claude HEE
1983 - 1989 : Maurice MIGNEAU
1989 à nos jours : Michel FRESLON
Le monument des alliés
Dans la nuit du 22 au 23 mai 1944, une formation de plusieurs dizaines de bombardiers lourds de type "Halifax" ont pour objectif la gare de triage du Mans.
Parti d’Angleterre de la base de Scampton (Lincolnshire), le bombardier Halifax M Z 563, après avoir largué ses bombes, sera touché par la D.C.A. allemande et viendra s’écraser sur le territoire de la commune de Moncé-en-Belin, dans un bois de pins. Il est 2h30 du matin.
7 des 8 membres d’équipage périrent dans le brasier. Le dernier sera retrouvé dans un pré, son parachute ne s’étant pas ouvert. Il s’agissait d’un anglais, d’un australien et de six canadiens. Leur nom a été donné aux rues du lotissement de la Guinardière.
Mme Marie Fortier alla planter une croix et déposer des fleurs sur le point de chute de l’appareil et elle entreprit, avec l’aide de plusieurs Moncéens, des démarches pour identifier les victimes et informer les familles des disparus.
En 1949, sur son initiative et avec l’aide de plusieurs bénévoles, un monument du souvenir fut érigé.